Fedora, Mandriva, Ubuntu et Debian sur un bateau ... 6

Publié par fredix Sun, 22 Jun 2008 22:43:00 GMT

Suite à la faille openssl je me suis dis que c’était l’occasion de tester Fedora après ces nombreuses années auprès de Debian puis Ubuntu. Après plus d’un mois d’utilisation j’avoue que j’en suis très satisfait au point d’avoir migré mon laptop et mon desktop, côté serveur c’est plus complexe donc CentOS attendra un peu. Mes vieux à prioris sur la lenteur de yum et le peu de paquets disponible ont disparus.
Malgré tout il n’y a pas certains paquets exotiques comme effectv ou boxbackup. Aussi je viens de réaliser mon premier RPM avec effectv disponible sur mon dépot. L’ancien RPM ne compilant pas avec gcc 4.3 j’en ai profité pour ajouter le patch fourni par gentoo. Merci au petit coup de main de #fedora-devel-fr sur irc.freenode.net. Ceci est mon premier RPM avec un spec plus ou moins crado mais je compte bien améliorer ça :) Je trouve Fedora extrêmement léché, bien plus que Ubuntu même si bien sûr un GNOME reste un GNOME, c’est une perception personnelle.
Sinon j’avais tenté d’installer la Mandriva one 2008 juste avant Fedora. Le premier boot se planta allègrement, lors du 2ème et après installation, le système ne parvint pas à configurer correctement ma carte graphique alors que le driver NVidia était bien activé dans la config de Xorg et les modules kernel chargés, donc résolution merdique sur un 22” et scintillement “épileptique” ... De plus je conseille fortement à Mandriva d’embaucher un graphiste, rien que la différence de design pendant le boot entre la Mandriva et la Fedora est flagrante, dommage.

Il est à mon avis inadmissible qu’une entreprise telle que Canonical ait pu laisser passer cette faille pendant 2 ans. Canonical se repose trop sur Debian qui fait un boulot extraordinaire malgré leur peu de moyens en temps et argent. Visiblement Canonical se concentre sur la surface de la distribution en négligeant des paquets aussi vitaux que openssl…
J’ai la faiblesse de croire qu’un tel comportement ne pourra se produire avec Fedora, qui bien qu’étant également une distribution communautaire, Red Hat y apporte son soutient en leur allouant des développeurs. De plus Red Hat participe lourdement au développement upstream du kernel Linux, de Xorg, GTK+ et GNOME, il est donc pour moi temps de soutenir indirectement une entreprise qui joue aussi bien le jeu du Libre. Et s’il fallait une autre preuve, Red Hat vient récemment de libérer Spacewalk un de leur plus gros produit de gestion de parc et monitoring à destination des professionnels … (Qu’attend Mandriva pour diffuser Pulse ?)

Déçu par Debian, sans doute, par Canonical certainement. Je ne me fais cependant aucun soucis ni pour l’un ni pour l’autre. Je souhaite juste bien du courage à Canonical qui prétend vouloir concurrencer Red Hat sur les serveurs.

Quant à Debian, certes l’exception confirme la règle de la qualité qu’ils fournissent depuis toutes ces années. Certes il existe d’autres systèmes libres 100% communautaires (ou presque) comme OpenBSD/FreeBSD qui confirment également la règle. Cependant tout baser sur quelques bénévoles même d’exception est à mon sens une prise de risque importante, la preuve sur openssl qui reposait sur un seul packageur Debian. Un bénévole est un être humain, donc faillible, et même si celui-ci est un intégriste Debian cela ne change en rien cette vérité. Qui veut dire bénévole veut dire également peu de temps libre, à moins d’être un nerd sans famille qui vit en mangeant au secours populaire, ce qui n’est à mon avis pas le cas même pour un intégriste développeur Debian :)
Debian survivra bien sûr à ce problème car Debian est en dehors de tout concept économique. C’est bien, et c’est pas bien :) tout dépend en fait de l’usager. Avec Debian une entreprise est à l’abri d’une disparition de son fournisseur, cependant elle devra trouver un barbus Debianeu afin qu’il jongle avec les backports histoire d’avoir des serveurs applicatifs récents ou prenne le risque d’installer des serveurs en testing voir pire en SID (still in development). Car la prochaine Debian stable sortira quand … elle sera prête :)

Certains linuxiens au cerveau unicellulaire pensent qu’il y a Debian et les autres, ceux qui font de l’Argent (bou c’est sale l’argent), bref ces gens qui n’ont rien compris au Libre ou plutôt qui l’adaptent à leur vision déformée. Or pour moi ceux qui apportent au Libre le plus qui permet de concurrencer les systèmes de Microsoft c’est justement les entreprises qui financent du libre soit en libérant leurs codes, soit surtout en participant aux développements upstream de logiciels libres.
Debian c’est bien gentil mais ce n’est qu’une distribution, à moins qu’un jour les DD développent entièrement les logiciels qu’ils packagent, ce dont je doute un peu :) Bref sans entreprises telles que Red Hat, IBM, Trolltech, MySQL AB, SUN, etc, etc, les gentils développeurs Debian n’auraient pas grand chose à packager, ou bien si, le GNU/Linux d’il y a 10 ans sans doute …

Où je veux en venir ? C’est simple, si tant est que l’on est intéressé par l’avenir de GNU/Linux en tant que système pouvant concurrencer Microsoft aussi bien sur le serveur que le desktop (les nerds aigris qui pensent que l’argent est sale mais qui payent leur bouffe et leur loyer avec un boulot le plus souvent sous un environnement propriétaire ont déjà migré sur BSD de toute manière), on ne peut continuer à faire l’impasse sur la nécessité d’obtenir une crédibilité commerciale.
Lorsqu’il s’agit de développer l’idée que le Libre pourrait être un moyen pour développer une industrie Européenne (et donc des emplois) concurrentielle aux USA et donc à Microsoft on pense à qui ? Il n’y a pas d’industrie avec des bénévoles (et donc des emplois), donc exit Debian. On pense à SuSe ? non racheté par Novell boite US, donc exit SuSe. On pense à Canonical ? Une boite Européenne certes mais perfusée par un milliardaire et qui n’a toujours pas trouvé son modèle économique et qui participe beaucoup trop peu aux développements upstream pour être crédible, exit Ubuntu … Visiblement il ne reste que Mandriva qui semble régulièrement sur la sellette (mauvaises décisions pendant la bulle en 2000, mauvaise Direction, peu de soutien national et Européen, etc).

Debian apporte beaucoup au Libre (un certain Dodji me répète à l’oreillette que le port de Debian sur 11 architectures aide énormément au portage de GCC ;) ), mais une distribution de bénévoles et donc en dehors d’objectifs et contraintes économiques ne peut en aucun cas permettre à l’Europe de développer une telle industrie, ce qui serait bien dommage pour Elle, la France, et le hacker épris de vivre de sa passion. Supposer que ce hacker n’a qu’à continuer à bosser gratuitement le soir et le week-end au dépend de sa famille n’est que mépris envers lui et mépris envers ces entreprises qui ont poussées le Libre vers ce qu’il est aujourd’hui. Les hackers ne sont “malheureusement” pas tous des RMS ayant choisi de ne pas avoir de famille et de biens pour pouvoir s’adonner à plein temps à leur passion …

De plus outre des emplois, une industrie du Libre Européenne et forte serait en mesure de contrer beaucoup plus facilement des lois pro-brevet logiciel et libertaire telles que DADVSI et l’Hadopi, ce qui n’est pas négligeable …

Ceci est donc l’autre partie de mes motivations pour Fedora qui joint les qualités d’une Debian et d’un très fort soutient commercial de qualité au détriment de Mandriva malheureusement. Je soutiens un modèle économique jouant réellement le jeu du Libre et techniquement le meilleur car demain c’est j’espère ce modèle qui pourra me faire vivre de ma passion, ce qui n’a rien de sale…

Je termine ce billet (ou ce troll selon le lecteur) sur un gros modulo. Ceci représente mon choix en tant qu’utilisateur avancé de GNU/Linux depuis 10 ans. Fedora est une distribution entièrement libre (pas au sens stricto sensu de la FSF) ce qui fait que par défaut l’expérience utilisateur d’un novice sera freinée par l’absence de logiciels propriétaires comme le driver NVidia… Aussi par pragmatisme je conseillerai toujours Ubuntu à un débutant, c’est celle qui me parait la plus simple, la plus propre et fonctionnant out of the box ; pour l’instant. Mais ce billet ne s’adresse pas à eux :)

mise à jour :

Ce billet évoque certaines choses de manière implicite, aussi pour éviter une mauvaise interprétation due à une non connaissance du problème exacte de la faille Debian je vais détailler un peu.
Cette faille est de loin très différente d’une faille habituelle. Ici il ne s’agit pas d’une faille upstream, due aux développeurs de OpenSSL, chose qui pourrait arriver à n’importe quel projet. Il s’agit ici du packageur Debian d’openssl qui a pris la liberté de supprimer du code d’openssl afin de résoudre un warning de compilation révélé par un débuggeur. Une mauvaise communication avec les développeurs openssl a abouti à cette faille mais également la grosse prétention à comprendre un code aussi complexe.
Pour moi ceci est révélateur des problèmes que peuvent subir des communautés de bénévoles, peu de moyens, de temps et une tendance à développer exagérément les égos. Il ne s’agit pas de jeter la pierre à Debian et ce packageur, mais simplement de dire qu’une QA a un cout et il est difficile de l’obtenir avec un seul développeur, bénévole qui plus est. Par contre ce type de QA est à la portée d’une entreprise comme Canonical, mais visiblement elle a fait le choix et l’erreur de se focaliser sur la surface de leur distribution, chose inadmissible à mes yeux, surtout pour une entreprise qui prétend vouloir concurrencer Red Hat :)

Le libre et les services web

Publié par fredix Thu, 05 Jun 2008 22:45:00 GMT

Je suis très fan de l’interaction Web Desktop, qui représente à mon sens l’avenir du Desktop. Même si le sujet est redondant avec de précédents billets, voici de la nouvelle matière,

On constate depuis un moment de plus en plus d’outils à installer sur son bureau ou son navigateur, qui sont en liaison avec des services web. Que ce soit les widgets de Vista, Apple, Adobe Air, ou ceux de Google disponibles depuis peu sur Linux (Google Gadgets for Linux). Mais QUID du Libre ?

Tout d’abord Weave, le Google Browser Sync de la Fondation Mozilla. Il permet de synchroniser en temps réel ses bookmarks, son historique, et surtout depuis la dernière version ses mots de passe vers un serveur Mozilla, le tout chiffré bien entendu.

Quand on possède un PC de bureau et un laptop, c’est vraiment la première extension à installer. Celle de Google est intéressante mais stocker chez eux des infos aussi privées est à mon avis très inquiétant, il y a des limites que je n’ai pas envie de franchir surtout s’il existe une alternative libre.
Pour la petite anecdote j’avais demandé à Tristan Nitot aux JDLL 2007 si la MoFo pensait un jour proposer un Google sync like. Il ne s’est pas étendu sur le sujet trouvant l’idée intéressante, alors qu’il avait cité Weave à sa conférence sans fournir de détail. J’aime bien les surprises de ce genre moi :)

Ensuite sur le desktop, RedHat sponsorise le réseau social Mugshot (un friendfeed avant l’heure) et propose le client natif éponyme disponible dans Fedora (oui j’ai migré ! next billet peut être). Ce client se fait discret dans la barre de tâche GNOME et affiche dans une popup les news de ses contacts. Le site est en lien direct avec GnomeOnline , il suffit d’y créer un compte pour se connecter ensuite sur MugShot. Ce site surfe sur la vague réseau social web2, donc l’intérêt est limité aux adeptes, mais il inaugure l’avenir du desktop libre connecté à des services web.

J’attends cependant plus utile et je pense que Jabber a toute sa place dans la compétition. D’ailleurs pour faire suite au précédent billet, j’ai ajouté sur le wiki de jabberfr.org une page qui recense quelques sites utilisables depuis son client Jabber. Sachant que Jabber commence à être implémenté à l’intérieur de client desktop (abiword, ...) la boucle sera bouclée :)

On parle souvent du modèle économique du libre, qui tourne essentiellement autour du service. Proposer des services web payant est à mon avis un excellent modèle d’avenir pour financer le développement du logiciel libre. Personnellement si j’ai le choix entre des services web payant mais libres et hébergés par une communauté en qui j’ai confiance, et des équivalents propriétaires même gratuits mon choix est vite fait.

Aussi je suis ravi que le libre commence à suivre cette voie, et c’est sans nul doute la prochain défi qu’il faudra réussir.

Jabber, Gajim et la XEP 0071 2

Publié par fredix Tue, 03 Jun 2008 19:07:00 GMT

Je viens de publier un journal sur ce sujet.

De l'usage du Linutop 2

Publié par fredix Thu, 22 May 2008 14:36:00 GMT

Le Linutop est un très petit PC sans écran et disque dur. Il est commun de l’utiliser comme poste de travail léger, essentiellement avec un navigateur web. Il est fourni avec une clé USB avec un Linux installé et une interface XFCE.

J’ai acheté il y à quelques temps la V1 et il me semble intéressant de faire part de l’usage que j’en fais. Je ne souhaitais pas l’utiliser comme poste de travail mais aussi comme serveur léger. Il consomme très peu (moins de 5wats) ce qui permet de le laisser constamment allumé, sans soucis de bruit et d’encombrement.

Tout d’abord il est nécessaire d’installer sur un disque USB externe une distribution si on veut l’exploiter au mieux (notamment les mise à jour de l’OS et l’installation de paquets sans être limité par l’espace disque alloué à l’OS sur la clé USB). Il suffit d’un simple boot sur un live CD depuis un PC et une installation sur le DD externe. Attention si l’on souhaite également utiliser le linutop comme poste de travail il est nécessaire d’installer une distribution récente. En effet le driver AMD/Geode pour X est buggué dans les plus ancienne, il est corrigé dans la Ubuntu 8.04 par exemple.

Ensuite le Linutop peut booter sur le DD externe. J’ai eu des soucis avec un DD externe 2,5” (mais alimenté par une prise PS/2 sur un autre PC). Aucun problème avec un DD 3,5” alimenté directement au courant.

Usages :
  • irssi proxy
    • Le but est d’avoir un client IRC connecté en permanence sur le Linutop et de pouvoir s’y connecter depuis des clients IRC graphiques de ses autres machines. Voir une doc et ici. Bip fait aussi là même chose mais pas testé. Si vous rejoignez un nouveau canal, irssi restera connecté à celui-ci et vous les retrouverez tous à la prochaine connexion de votre client. Par contre si vous en quittez un il est nécessaire de faire un /part plutôt que fermer l’onglet. Apparemment fermer l’onglet, depuis xchat en tout cas, ne quitte pas le canal sur irssi. Autre avantage, vous pouvez configurer irssi pour qu’il vous mail un message privé si aucun client n’est connecté dessus (voir le plugin awayproxy).
  • serveur MPD
    • Très pratique pour centraliser toutes ses musiques surtout si vous connectez la sortie son du Linutop sur une chaîne HiFi. De plus MPD peut gérer des playlists par utilisateur !
    • celui-ci consomme relative peu de ressources, environ 13% du CPU (450Mhz).
    • j’ai trouvé un excellent client, sonata. MPD utilise la sortie ALSA du serveur, ce qui permet en bonus de moduler la sortie son du serveur depuis sonata. Exemple lorsqu’on lance VLC sur le linutop pour regarder la TV Freebox.
    • update : J’ai oublié de préciser qu’il existe un plugin lastfm à MPD, lastfmsubmitd. Par contre il ne gère pas plusieurs comptes lastfm en fonction d’une playlist.
  • TV
    • Grâce à VLC avec la Freebox TV ou si vous disposez d’un tuner TV USB. Par contre l’image ne sera pas optimale sur les chaînes qui diffusent en HD, à voir si le CPU de votre V2 améliore cela.
  • bot IRC rbot
    • consomme environ 10% de la mémoire du linutop (256 Mo).
  • serveur PostgreSQL
  • synergy
    • Très pratique pour piloter le XFCE (à conseiller plutôt que GNOME ou KDE trop gourmands en ressources) du Linutop depuis son vrai poste de travail. Je constate par contre des latences de réponses de la souris/clavier par moment :/
  • Tuxdroid
    • J’ai tenté de connecter le droid au Linutop mais le démon tuxdroid consomme beaucoup trop de ressources :/ A voir si les prochaines version n’améliorent pas cela.

Il me manque un équivalent de MPD pour centraliser des vidéos et les voir sur des postes clients. Si vous avez d’autres idées ajoutez un commentaire :)

update : il manque un client bittorrent.

JDLL.2007 4

Publié par fredix Tue, 23 Oct 2007 22:40:00 GMT

Et voilà les JDLL se sont terminées et je dois dire que ce fut un bon cru !

J’ai été présent sur le stand RubyFrance, et c’est autrement plus excitant de faire parti des acteurs que d’être un simple visiteur.

  • RubyFrance

A ma grande surprise notre stand a reçu régulièrement des visites. La conférence sur Ruby on Rails de Guillaume Desrat le vendredi a bien sûr aidé. Alexis, notre trésorier, a réussi la performance d’obtenir à moindre coût 4 superbes affiches en moins de 2 jours, grand merci à lui. De plus le hors série LinuxMag sur Ruby est sorti la veille, nous avons donc pu le présenter sur le stand.

On a également eu le plaisir d’enrôler de nouveaux adhérents !

  • Firefox

Tristan Nitot a présenté la fameuse version 3 et celle-ci semble vraiment alléchante. Elle supportera entre autre la bibliothèque graphique multiplateforme cairo et , outre une net amélioration du rendu, permet l’export d’une page en PDF et l’utilisation du GPU de la carte graphique. Diminution de la consommation mémoire en limitant l’étendu de XPCOM trop gourmand, si j’ai bien compris.

A noter que j’ai regretté le fait que l’on doive utiliser le C++ pour exploiter entièrement XPCOM, les bindings ne semblant pas une priorité. Paul Rouget nous a cependant signalé qu’un moteur de script est envisagé pour une version très lointaine du moteur Gecko rebaptisé Mozilla, rien n’est perdu :)

Enfin, Places, le nouveau gestionnaire de bookmark vers un système de tag à la delicious, en local. A ce sujet j’utilise quotidiennement l’extension pour Firefox ainsi que celle de synchronisation, Google sync. Quand on utilise Firefox au travail et chez soi, il s’avère vite indispensable de pouvoir synchroniser ses bookmarks, ses onglets ouverts, ses mots de passes stockés, ses préférences, etc.
Le problème est que delicious a été racheté par Yahoo et Google sync, c’est du Google :) Donc QUID de la pérénité des données et surtout de la confidentialité ? Pour l’instant j’ignore ces questions en ne regardant que l’aspect pratique, mais à moyen/long terme cette question va être critique, elle l’est d’ailleurs déjà pour un grand nombre de personnes.

Ceci m’a fait penser qu’il serait intéressant que la MoFo propose ce type de services fortement liés au navigateur ; elle est sans doute la plus à même de le faire tout en obtenant la confiance des utilisateurs de Firefox.

Encore une preuve de l’interaction, et non le remplacement, toujours plus forte entre le desktop et le web, et le navigateur web n’y échappe pas. GNOME l’a d’ailleurs bien compris en initiant le projet online desktop.

  • ALDIL

Grand merci à l’équipe de courageux qui s’occupent chaque année de l’organisation monstrueuse. Sans eux les JDLL n’existeraient pas … Un point d’honneur à Sébastien Gelé, membre de RubyFrance, qui s’occupait des stands associatifs et toujours présent pour savoir si tout allait bien.
Grande première pour Antoine Gallavardin le nouveau président de l’ALDIL qui s’en est très bien sorti. Merci à Lois Taulelle, Stéphane Sales, la famille Chaumat, Chacha ! (un ex collègue de travail en 1999, le monde est petit…), tous ceux qui ont tenu le buffet, l’accueil et j’en oubli …

Le soir au resto on a eu la surprise de recevoir les DVD du vaporware du siècle : “Duke Nukem for ‘n’Ever” !

Bien joué Aurelie pour ces 10 ans de Slashdot ;) Super ces deux soirées.

  • Tuxdroid

Il y avait un stand de la société Kysoh qui vend le tuxdroid. C’est un peu comme le lapin sauf qu’il fonctionne sur une plateforme entièrement libre ! Le code embarqué, le framework, le binding python, l’interface graphique GTK+, tout est GPL. Perso j’ai acheté :) (79€)
En vrac les fonctionnalités :

  • Synthèse vocal lui permettant de lire un texte en plusieurs langues. C’est malheureusement la seule partie non libre car il n’existe pas en libre de synthèse digne de ce nom (festival?).
  • Plugins dans l’interface desktop permettant d’ajouter des fonctionnalités
  • Réveil, horloge, météo, lecture des emails, on peut le faire parler et bouger sur chaque évènement.
  • Télécommande permettant de commander l’interface du droid ou les logiciels du desktop
  • Micro pour faire de la VoIP à travers lui
  • et sûrement d’autres choses, je n’ai pas eu le temps de tout tester.

Le Libre c’est du code mais avant tout une fantastique communauté vivante, une grande famille.

Les photos

stand RubyFrance aux JDLL

Publié par fredix Thu, 18 Oct 2007 18:09:00 GMT

Je serai demain vendredi et samedi aux JDLL sur le stand RubyFrance.

Une nouvelle fois mon entreprise, AF83, me met à disposition pour soutenir la communauté. Si toutes les entreprises qui utilisent des logiciels libres agissaient de même on aurait encore plus de visiteurs professionnels. Qu’est-ce qu’une journée de salaire face à toutes les économies que permettent les logiciels libres ?!
De plus c’est une manière de rester informé à moindre coût, car l’entrée est libre au même titre que les RMLL.

A méditer avant de payer une fortune un séminaire ou des formations sur des logiciels propriétaires.

Sinon demain à 9h30 il y aura une conférence sur Ruby on Rails par Guillaume Desrat. Il sera également présent le 10 décembre à Paris on Rails mais là l’entrée est payante (100€).

Amiens RMLL 2007 4

Publié par fredix Tue, 17 Jul 2007 19:24:00 GMT

Énormissime !!!!

Je viens de passer 3 jours de dingue à mes premières RMLL entre jeudi soir et samedi soir.

Pourtant c’était mal parti car grâce au métro Lyonnais (et un peu de ma faute, faut partir 1h00 avant quand on a 15mn de métro…) Alexis et moi avions loupé le train de 06h20 … D’ailleurs merci à Guillaume de l’avoir lourdement rappelé pendant sa conf ;) Cependant il était dit qu’on devait être présent, car malgré un billet non échangeable/non remboursable on a pu prendre celui de 13h45.

La journée étant terminé à notre arrivée, on a fait connaissance IRL avec Jean-François Trân et Ollivier Robert qui tenaient le stand de RubyFrance depuis lundi. Soirée au repas du libre et dodo car debout depuis 05h00.

Le lendemain matin c’est l’effervescence pour assurer nos conférences sur Ruby et Rails, le temps de récupérer le vidéo projecteur et la caméra. A ce sujet je tiens à m’excuser platement auprès de Nicolas Cavigneaux aka Bounga. En effet j’ai stupidement oublié de changer la K7 au bout de 60 mn … Il manquera donc les 20 dernières minutes de sa conférence … Manque d’attention et pas mal de fatigue/stress, je suis vraiment confus.
D’ailleurs, l’extraordinaire organisation des RMLL s’occupe de l’encodage et de la diffusion des vidéos des conférences sur leur site, veuillez donc consulter leur site ou celui de RubyFrance prochainement.

La soirée de vendredi était non moins folle, avec un bon resto suivit d’un concert génial, puis d’un pub accompagné d’une obligatoire Guiness auprès de doux dingues locaux :) On s’est achevé aux nocturnes qui m’ont rappelé par l’esprit la vieille époque des démo-party ... Le temps passe.

Le dernier jour était dédié aux stands encore présent, en plein centre ville sous le Barnum. Énormément d’énergie encore pour déplacer les stands. J’avoue avoir été agréablement surpris par les quelques visites du grand public.
Mais la plus grande surprise provient de l’explosion de Ruby et Rails auprès des Hackers. En effet j’ai appris que :

  • Le site OpenStreetMap ainsi que son API sont développés en Ruby On Rails
  • Le projet GEPI développé en PHP va être redéveloppé entièrement en Ruby on Rails
  • Le logiciel AlternC va être redéveloppé sous forme d’un framework entièrement en Ruby. Puppet semble déjà répondre à ce besoin (merci le G).

Faute de temps, je n’ai malheureusement pu voir aucune conférence, mais j’espère bien me rattraper l’année prochaine. Il y a tellement de chose à voir et à faire qu’il vaut mieux y passer la semaine entière. D’ailleurs il paraîtrait que les prochaines se dérouleraient à Pau ou à Mont de Marsan, d’après RedFox.

Je tiens à remercier mon employeur, AF83, qui m’a permit de me rendre aux RMLL sans poser de congé. Et j’ai été très heureux de rencontrer (trop rapidement), le vieil ami Jean, mais Amiens et Lyon ne sont pas au bout du monde ;)

Amiens est d’ailleurs une ville très jolie et finalement qu’à 3h00 de Lyon.

Les photos

RMLL 2

Publié par fredix Tue, 26 Jun 2007 08:16:00 GMT

Je serai aux RMLL le jeudi 12 et vendredi 13 juillet à Amiens. Vous pouvez consulter les confs développeurs où la matinée du vendredi est dédiée à Ruby.

mise à jour : plus d’information sur notre site web : Rencontre Mondiale du Logiciel Libre.

Une étincelle de réflexion : suite et fin

Publié par fredix Thu, 29 Mar 2007 18:16:00 GMT

Suite à certaines remarques il m’a semblé nécessaire d’ajouter un billet complémentaire à Une étincelle de réflexion ? pour les personnes égarées sur ce petit site.

En effet on m’a fait part de certains fleurons de l’informatique française comme Business Objects et Dassault Systèmes, sans parler des centres de recherche réputés dans le monde entier comme l’INRIA.

Mais cela reste pour moi l’arbre qui cache la forêt des logiciels en provenance majoritaire d’un seul pays. De plus cela confirme mon message qui est de dire que l’on peut faire mieux ! Mais on peut aussi faire mieux en dehors de certaines niches professionnelles et des laboratoires de recherche. Loin de moi de vouloir dénigrer ces domaines bien au contraire. Mais pourquoi ne pourrait-on pas innover également dans des logiciels utilisés quotidiennement par le grand public ou bien par les TPE/PME ?! Est-ce trop bas de gamme pour nous ?
Il ne s’agit pas dans ma réflexion de promouvoir un chauvinisme dépassé où seul des logiciels franco-français ou franco-européen auraient leur place. Car de toute manière il serait illusoire de croire que l’on peut concurrencer Microsoft sur le marché des systèmes d’exploitation propriétaire par exemple, et idem pour une suite bureautique propriétaire.

Par contre croire en l’innovation française et européenne à l’aide des logiciels libres est clairement dans nos capacités.
Le cas de Mandriva est intéressant puisque récemment cet éditeur français n’a pas remporté l’appel d’offre des postes de travail Linux destinés à l’Assemblée Nationale, ce qui semble un comble. Cependant on est à une époque ou l’on ne souhaite pas reproduire les erreurs du passé en s’aliénant à une seule entreprise, or il semblerait que Mandriva ait voulu dans son offre vendre en plus de son système d’exploitation, le service.
De nos jours innover dans la technique pure n’est plus suffisant. Il est absolument nécessaire d’innover également dans les méthodes commerciales, de marketing et de management.
En cela Google par exemple, outre l’innovation technique est aussi une pure innovation marketing. La sobriété de sa présentation dès 1998 était très osée à l’époque des pubs en tout genre qui noyait l’information utile, un cas d’école. La mode du “beta” également.
Un autre exemple est la méthodologie XP de développement en groupe qui met le client au centre et non plus en fin de chaîne, à la base des méthodes agiles et du buzzword “entreprise agile”. Buzzword accaparé par Microsoft alors qu’il représente justement l’anti-thèse de ce phénomène, ce qui n’empêche pas de croire que leurs produits rendent “agile”, à vous de voir :)

L’innovation est ce mélange de communication, de technique, de méthodologie et de marketing. Et les nouvelles entreprises qui réussissent, Google en tête, utilisent brillamment ce tout. Mais j’empiète déjà sur un prochain billet :)

Une étincelle de réflexion ? 6

Publié par fredix Wed, 21 Mar 2007 21:53:00 GMT

«Comment l’informatique (et les logiciels libres) peuvent ils contribuer à la réforme de l’Etat? Comment le numérique peut-il revitaliser notre politique culturelle? Comment préserver l’ouverture, l’innovation, la concurrence, l’interopérabilité dans la société de la connaissance?».

Ces questions très intéressantes viendraient-elles d’un énième sombre colloque ? Point du tout, il s’agit d’une mission que confie Ségolène à notre cher député européen Michel Rocard : Ségolène Royal fait appel à Michel Rocard pour composer le volet NTIC de son programme

Je dis notre “cher” sans ironie aucune car c’est celui-la même qui a bataillé ferme contre les brevets logiciels en Europe. Cette démarche de Ségolène est très intéressante, car d’une part elle fait appel à une de personne maîtrisant sans doute le mieux le sujet au sein du PS. De plus la vision Européenne de Rocard est un avantage car l’avenir des NTIC va se jouer de plus en plus au niveau de l’Europe. Outre les brevets logiciels, l’EUCD n’est qu’une transposition d’un décret Européen.

La première question n’en est pas vraiment une, car l’informatisation de l’Etat a lieu depuis plusieurs années déjà. Que ce soit au niveau des impôts ou pour payer en ligne ses pv par exemple. On peut juste souhaiter que cela s’accélère tout en respectant les standards ouverts bien entendu. Les logiciels libres sont de fait les garants de ce détail essentiel à l’indépendance de l’Etat ET des citoyens. Qui aimerait que l’Etat impose l’achat d’une licence Office pour ouvrir un .doc fourni par un service administratif ?

La deuxième question est plutôt vaste mais si l’on regarde les faits, la culture numérisée est essentiellement dans les mains de sociétés Américaines comme celle de Bill Gates via sa société Corbis ou Google via Google books. Cependant la question est étrange car le numérique n’est qu’un outil qui ne peut en rien améliorer le fond. La star Ac sur l’ADSL reste la star Ac … Par contre si l’on souhaite aider les vrais artistes il suffit de regarder du côté de Jamendo par exemple, mais encore loupé c’est une société Luxembourgeoise…

La dernière question est la plus intéressante car elle aligne une série de mots clés très justement associés. On y voit les fameux “interopérabilités” et “ouverture” qui nous sont cher, associés à “innovation”, “concurrence” et “connaissance”. Cette question est également un moyen de marquer l’engagement de l’équipe de Ségolène vers une politique NTIC orienté logiciels libres. Le verbe “préserver” est mal choisi par contre, car il a une connotation “protectionnisme” et protectionnisme de quoi ? On cherche encore l’innovation dans les NTIC en France ! Alors préserver ce qui n’existe pas …
Les sociétés informatique ont fait le choix depuis longtemps du service. Les SSII pullulent, par contre on cherche encore des éditeurs connus en dehors de l’hexagone. Le problème est bien là. En France comme en Europe, on a fait le deuil depuis longtemps de l’innovation. On se juge juste capable de vendre du conseil sur les produits américain. Les Etats-Unis conçoivent, l’Europe conseille et sous-traite à l’Inde et aux pays émergent. C’est schématique et cela ne durera certainement pas, car l’Inde a de loin les capacités de faire plus que de proposer de nouveaux esclaves en col blanc.

Non il ne s’agit pas ici de préserver, madame Royal, mais de DÉVELOPPER. Comment faire en sorte que la France et l’Europe innovent ? Là est la vraie question, mais tant que l’on refusera de croire qu’il est possible d’innover dans ce secteur sclérosé par une compagnie américaine, il n’y aura pas d’innovation.
Attention il ne s’agit pas de faire de l’anti-américanisme primaire, puisque la seule alternative capable de nous aider à innover, Linux bien entendu, est en grande partie développé par des américains.
Il s’agit de croire qu’il est possible de revenir à une seine concurrence profitable à tout le monde. C’est-à-dire profitable également à PLUSIEURS compagnies américaines. Linux est cette brique de base que tout le monde peut utiliser sans se l’approprier. C’est cette brique qui permet l’intéropérabilité, car comme l’air que nous respirons il appartient à personne et toute le monde en profite. Nul besoin d’un nez propriétaire, le corps a développé un nez unique quelque soit l’endroit du monde ou nous vivons, car l’air est identique partout.

Après quelques décennies, les talibans du libéralisme devraient donc bien se rendre compte que le marché ne se régule pas tout seul. BeOS et même IBM ont échoué. En théorie dans une cas extrême comme celui-là la société subie la loi anti-trust et est cassé en de multiples morceaux. En pratique les intérêts politiques font échouer cette belle idée. En effet alors que l’informatique régie chaque jour un peu plus nos vies, n’y a t-il pas un avantage évident pour le pays qui contrôle cela ? Ce que les USA perdent en concurrence interne est largement compensé au niveau mondial. Ainsi via Windows ils peuvent imposer les et leurs DRM au monde entier. N’est-ce pas fabuleux ?!

Donc il est temps, largement temps que l’Europe s’émancipe, que cela soit pour le système d’exploitation que pour les DNS racines qui forment Internet. Comment faire ? Très simple , tout d’abord il faut appliquer la loi concernant la vente lié sur les micro-ordinateurs. Le monopole de Windows est pratiquement uniquement basé dessus. Il faut ramener la concurrence sur le poste de travail de madame Michu. Ainsi lorsque les gens auront réellement le choix entre les deux systèmes, Linux pourra enfin progresser. Les éditeurs suivront car un nouveau marché ne reste pas vide bien longtemps.
Quel est l’intérêt pour la France que Linux progresse ? Demandez donc à Mandriva ce qu’ils en pensent. Demandez donc ce qu’en pensent toutes ces PME qui payent leur taxe à Microsoft à chaque nouveau PC acheté. En parlant de PC, trouvez donc une seule société Européenne dans au moins un composant d’un PC… Mais ne nous emballons pas, tout d’abord essayons de DÉVELOPPER l’industrie des logiciels européens.

Mais pour en arriver là il faudra un peu plus qu’une étincelle de réflexion pré-électorale.

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