de l'avenir du desktop web 2

Publié par fredix Sam 02 juin 2007 10:17:00 GMT

Plusieurs fois à travers quelques billets j’ai donné ma vision du futur web et du desktop. En effet contrairement au buzz web2 je ne crois pas en un avenir full web, mais je tenais à étayer cette théorie. Voici donc deux autres visions qui ajoutent de l’eau au moulin.

Tout d’abord cet article sur techcrunch, 10 conseils pour bien utiliser Twitter, qui présente le dernier gros site web2 tendance, twitter. Le paragraphe qui nous intéresse dans cet article est le suivant (droit de citation) :

“Adoptez une application de gestion externe : surtout n’utilisez pas twitter via leur site web. Il n’est pas du tout conçu pour une utilisation régulière (comme Typepad ou Blogger d’ailleurs). Préférez une extension pour faciliter la publication et les alertes de mises à jour. Twitter dispose d’une API qui permet de créer de très nombreuses applications. Il y en a pour tous les goûts. Des barres latérales avec mises à jour périodiques automatiques pour FireFox (le meilleur est TwitBin), le client Gtalk qui est simple et surtout accessible depuis votre pda ou blackberry ou encore une application de bureau comme Twitteriffic, Twiteroo. Dernière option le module Twitter de Netvibes qui fonctionne très bien également (et qui permet d’ajouter plusieurs comptes). Personnellement j’utilise Tweetr conçu sous Apollo et qui est parfait (enfin presque mais ce n’est pas le sujet)”

Ceci se confirme quand on remarque le nombre de post effectués sur Twitter avec twitterrific, une application desktop pour Mac OS X. Côté Linux il existe le très bon Gtwitter qui s’intègre parfaitement dans GNOME.

La deuxième vision est pas la moindre sont celles de Steve Jobs et Bill Gates discutant comme deux vieux amis, Steve Jobs et Bill Gates ensemble pour raconter leurs souvenirs :

“L’avenir appartiendrait aux clients riches en fonctionnalités

Les deux compères sont enfin tombés d’accord sur le futur des ordinateurs. Bill Gates a longtemps combattu l’idée qu’un terminal puisse suffire, préconisant plutôt un poste client puissant (« client lourd », disent les adeptes du client léger). Le futur, selon lui, est à un poste « riches en fonctionnalités locales », mais sachant aussi utiliser la richesse de fonctions disponibles ailleurs. Steve Jobs a abondé dans son sens, prenant l’exemple du futur iPhone (attendu fin juin), qui permettra d’utiliser les services de Google Maps. « L’expérience utilisateur est incroyable, bien meilleure que sur un ordinateur. Et cette application cliente est le résultat de beaucoup de technologie sur le poste client. Vous ne pouvez pas faire tout ça dans un navigateur. » Pour lui comme pour Bill Gates, l’avenir n’appartient pas à un type d’appareil en particulier : les utilisateurs auront un ordinateur et plusieurs outils « post-PC » plus spécialisés.”

Bien sur ces deux n’ont pas vraiment intérêt à voir disparaître les clients lourds, mais ils confirment que le client lourd autonome va disparaître au profit de clients exploitant des données stockées sur Internet et accessibles via des API ou simplement via le protocole HTTP (REST).
En somme Internet ne sera plus qu’un disque dur infini et les sites web des outils à utiliser en mode failover : lorsque l’on est pas sur son PC, ou bien pour découvrir un service.

Les Linuxiens n’ont pas été les derniers à préférer ce type de client, le vieux wmcoincoin qui permet le chat sur la tribune web de linuxfr et l’intégration de jamendo et magnatune dans Rhythmbox en sont les exemples parfaits. Google aussi a d’ailleurs bien compris cela puisqu’il existe un SoC pour intégrer un accès en écriture au Google calendar depuis Evolution: Evolution Data Server Backend for google calendar.

En même temps il est amusant de noter leur résistance via le récent Gears. Ce plugin permet ni plus ni moins d’effacer la principale critique des applications web, l’utilisation en mode non connecté. Aucun intérêt pour la consultation de simple site d’information 1, mais cela prend tout son sens pour les applications web tel que Google docs et Google calendar par exemple.
1Grossière erreur puisque cela permet bien évidement de lire des articles en mode offline, à tester avec Google reader (Google Gears : vous pouvez vous deconnecter).

De plus à cette vision client lourd + données sur le Web contre client web + gears des outils comme des widget s’intégrant sur le bureau et embarquant un moteur web viennent ajouter au flou.

Pour finir il est étonnant de constater que des logiciels utilisant javawebstart ne se sont pas développés, un exemple avec le jeu CGoban 3 permet de suite de comprendre l’intérêt :
  • installation en 1 clic
  • mise à jour automatique à chaque lancement, le client étant sur Internet, JWS télécharge à chaque fois la dernière version
  • multiplateforme
  • client lourd donc beaucoup plus agréable à développer et à utiliser

A mon avis avec la libération complète de Java et la possibilité d’utiliser un toolkit graphique tel que GTK+, ce type de logiciel peut bien rapidement se développer, surtout si le principe est adapté à d’autres langages, au hasard Ruby :)

Bref, difficile de dire ce que sera le futur du desktop web, et il sera sans doute un mélange de tout cela, car il n’existe pas de réponse unique et c’est tant mieux. Mais quoi qu’il en soit il serait une grosse erreur de la part des éditeurs web d’oublier le desktop et …. inversement :)

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  1. Avatar
    http://magicienox.blogspot.com/ 7 days plus tard:

    hello Fredix ! je dois t’avouer que je n’ai pas entièrement saisi toutes les données précises informatiques que tu évoques avec brio (je vais me pencher sur le sujet of course) .je te souhaite un bon dimanche (sous vos applaudissements) Ne perdons pas espoir face à la vague bleue annoncée..le p’tit roquet va se planter d’ici peu !!

    viva la libertad !! JP

  2. Avatar
    fredix 8 days plus tard:

    Yop Jean-Phi, j’ai apporté ma goûte à l’onde rouge … courage !

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