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Archive pour mars 2007

30 ans

Ni jeune con ni vieux con, l’âge idéal.
C’est l’âge où l’on se sent toujours un grand ado, mais avec une plus grande sagesse.
C’est l’âge ou l’on peut s’accomplir et devenir soi même.
C’est l’âge où l’on sait ce qu’on ne veut plus et un peu plus ce que l’on veut.
C’est l’âge de la raison et de l’action. C’est l’âge de l’engagement et de la tolérance.
C’est l’âge où l’on se réalise seul. C’est l’âge où tout est possible.
C’est l’âge de la renaissance.
C’est l’âge où l’on commence à écrire son avenir dans le marbre.

Ou pas, car tout cela ne tient qu’à toi.

Pour Odile une amie chère.

Catégories:fredix

Une étincelle de réflexion ?

«Comment l’informatique (et les logiciels libres) peuvent ils contribuer à la réforme de l’Etat? Comment le numérique peut-il revitaliser notre politique culturelle? Comment préserver l’ouverture, l’innovation, la concurrence, l’interopérabilité dans la société de la connaissance?».

Ces questions très intéressantes viendraient-elles d’un énième sombre colloque ? Point du tout, il s’agit d’une mission que confie Ségolène à notre cher député européen Michel Rocard : Ségolène Royal fait appel à Michel Rocard pour composer le volet NTIC de son programme

Je dis notre “cher” sans ironie aucune car c’est celui-la même qui a bataillé ferme contre les brevets logiciels en Europe. Cette démarche de Ségolène est très intéressante, car d’une part elle fait appel à une de personne maîtrisant sans doute le mieux le sujet au sein du PS. De plus la vision Européenne de Rocard est un avantage car l’avenir des NTIC va se jouer de plus en plus au niveau de l’Europe. Outre les brevets logiciels, l’EUCD n’est qu’une transposition d’un décret Européen.

La première question n’en est pas vraiment une, car l’informatisation de l’Etat a lieu depuis plusieurs années déjà. Que ce soit au niveau des impôts ou pour payer en ligne ses pv par exemple. On peut juste souhaiter que cela s’accélère tout en respectant les standards ouverts bien entendu. Les logiciels libres sont de fait les garants de ce détail essentiel à l’indépendance de l’Etat ET des citoyens. Qui aimerait que l’Etat impose l’achat d’une licence Office pour ouvrir un .doc fourni par un service administratif ?

La deuxième question est plutôt vaste mais si l’on regarde les faits, la culture numérisée est essentiellement dans les mains de sociétés Américaines comme celle de Bill Gates via sa société Corbis ou Google via Google books. Cependant la question est étrange car le numérique n’est qu’un outil qui ne peut en rien améliorer le fond. La star Ac sur l’ADSL reste la star Ac … Par contre si l’on souhaite aider les vrais artistes il suffit de regarder du côté de Jamendo par exemple, mais encore loupé c’est une société Luxembourgeoise…

La dernière question est la plus intéressante car elle aligne une série de mots clés très justement associés. On y voit les fameux “interopérabilités” et “ouverture” qui nous sont cher, associés à “innovation”, “concurrence” et “connaissance”. Cette question est également un moyen de marquer l’engagement de l’équipe de Ségolène vers une politique NTIC orienté logiciels libres. Le verbe “préserver” est mal choisi par contre, car il a une connotation “protectionnisme” et protectionnisme de quoi ? On cherche encore l’innovation dans les NTIC en France ! Alors préserver ce qui n’existe pas …
Les sociétés informatique ont fait le choix depuis longtemps du service. Les SSII pullulent, par contre on cherche encore des éditeurs connus en dehors de l’hexagone. Le problème est bien là. En France comme en Europe, on a fait le deuil depuis longtemps de l’innovation. On se juge juste capable de vendre du conseil sur les produits américain. Les Etats-Unis conçoivent, l’Europe conseille et sous-traite à l’Inde et aux pays émergent. C’est schématique et cela ne durera certainement pas, car l’Inde a de loin les capacités de faire plus que de proposer de nouveaux esclaves en col blanc.

Non il ne s’agit pas ici de préserver, madame Royal, mais de DÉVELOPPER. Comment faire en sorte que la France et l’Europe innovent ? Là est la vraie question, mais tant que l’on refusera de croire qu’il est possible d’innover dans ce secteur sclérosé par une compagnie américaine, il n’y aura pas d’innovation.
Attention il ne s’agit pas de faire de l’anti-américanisme primaire, puisque la seule alternative capable de nous aider à innover, Linux bien entendu, est en grande partie développé par des américains.
Il s’agit de croire qu’il est possible de revenir à une seine concurrence profitable à tout le monde. C’est-à-dire profitable également à PLUSIEURS compagnies américaines. Linux est cette brique de base que tout le monde peut utiliser sans se l’approprier. C’est cette brique qui permet l’intéropérabilité, car comme l’air que nous respirons il appartient à personne et toute le monde en profite. Nul besoin d’un nez propriétaire, le corps a développé un nez unique quelque soit l’endroit du monde ou nous vivons, car l’air est identique partout.

Après quelques décennies, les talibans du libéralisme devraient donc bien se rendre compte que le marché ne se régule pas tout seul. BeOS et même IBM ont échoué. En théorie dans une cas extrême comme celui-là la société subie la loi anti-trust et est cassé en de multiples morceaux. En pratique les intérêts politiques font échouer cette belle idée. En effet alors que l’informatique régie chaque jour un peu plus nos vies, n’y a t-il pas un avantage évident pour le pays qui contrôle cela ? Ce que les USA perdent en concurrence interne est largement compensé au niveau mondial. Ainsi via Windows ils peuvent imposer les et leurs DRM au monde entier. N’est-ce pas fabuleux ?!

Donc il est temps, largement temps que l’Europe s’émancipe, que cela soit pour le système d’exploitation que pour les DNS racines qui forment Internet. Comment faire ? Très simple , tout d’abord il faut appliquer la loi concernant la vente lié sur les micro-ordinateurs. Le monopole de Windows est pratiquement uniquement basé dessus. Il faut ramener la concurrence sur le poste de travail de madame Michu. Ainsi lorsque les gens auront réellement le choix entre les deux systèmes, Linux pourra enfin progresser. Les éditeurs suivront car un nouveau marché ne reste pas vide bien longtemps.
Quel est l’intérêt pour la France que Linux progresse ? Demandez donc à Mandriva ce qu’ils en pensent. Demandez donc ce qu’en pensent toutes ces PME qui payent leur taxe à Microsoft à chaque nouveau PC acheté. En parlant de PC, trouvez donc une seule société Européenne dans au moins un composant d’un PC… Mais ne nous emballons pas, tout d’abord essayons de DÉVELOPPER l’industrie des logiciels européens.

Mais pour en arriver là il faudra un peu plus qu’une étincelle de réflexion pré-électorale.

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