souvenir de la demoscene
J’ai découvert les démomakers en 1994 avec la plus mythique des démos, 2nd reality de Futur Crew. Cette démo m’a fait découvrir le monde du temps réel et comprendre l’intérêt de l’optimisation du code.
Historiquement les démomakers sont des pirates, ils craquaient les jeux et ajoutaient au début du jeux une petite animation présentant leur groupe, se faisant ainsi connaitre. Finalement ils décidèrent d’être plus créatif en créant des compétitions présentant leurs animations folles. La demoscene était née les démomakers également.
Inutile de dire que le langage de prédilection était l’ASM (l’assembleur) et celui qui utilisait autre chose (C ou Pascal) était considéré comme une quiche. De toute manière à cette époque reculée de l’informatique, milieu des années 1980, les jeux étaient le plus souvent en ASM également et tournaient sur Atari et Amiga. Ensuite vint le monde du MS-DOS avec ses limitations qui furent vite contournées malgré l’architecture hardware moisie des PC.
On peut dire que le grand virage de la scène fut atteint lors de l’étendu de Windows 95 et 98. Les démomakers ne juraient que part le bas niveau et Windows apportait son lot de bibliothèque et API multimédia (DirectX, Direct3D, …) ce qui étaient une hérésie pour eux. Cependant les premières démos Windows apparurent malgré tout et exploitant le potentiel des cartes 3D, seconde hérésie. Un démomaker (old school) code son propre moteur 3D en software, en ASM si possible.
Maintenant il est courant de voir des démos en java et même en javascript
Bref, cette ASSEMBLY 2005 avec ses presque 20 ans d’écart avec les premiers démomakers, jure par ses aspects commerciaux, business. On y voit des sponsors tel que Microsoft distribuant des Visual Studio et des souris. Très ironique que tout cela, les rebelles d’hier sont les moutons d’aujourd’hui…
Je ne peux cependant leur enlever une chose qu’ils ont réussi à garder depuis le début : l’art visuelle malgré la course à la 3D et le design graphique qui a des années d’avance sur des secteurs comme la pub et même le cinéma.
Longue vie à la demoscene et laissons comme toujours l’éthique aux logiciels libres

















J’adore les démos également. J’en parle sur mon blogue :
http://www.avenirdufutur.fr/?cat=730